Islande

Découvrez ci-dessous une série d’articles sur l’Islande, terre des Vikings et des volcans…


 

Envoutante Islande

Après quelques jours passés en Islande, je suis sous le charme. Sous le charme de cette grande île, terre des volcans et des glaces, des islandais, de la lumière, de la faune et la flore… Cette île qui me paraissait au premier abord désertique, s’est peu à peu révélée magique. Je retiendrai notamment les jeux de couleurs des mousses et des lichens contrastant avec les roches volcaniques, la neige, les fumerolles de souffre et l’eau ! Parfois au détour d’un chemin les rencontres sont aussi inattendues ; des lagopèdes par ici, un pluvier doré ou un Courlis corlieu par là…

Je quitte ce jour l’Islande avec la profonde envie d’y retourner, de la savourer et pourquoi-pas d’y laisser quelques temps mes valises. Ce soir je remonte vers le Nord, direction à nouveau l’archipel du Svalbard pour un mois.

Namaskard ou les entrailles de la Terre

Je retrouve en ce qui est mon premier contact avec l’Islande, des images vues à la télévision ou en photo. Mais bien évidemment rien ne vaut la réalité et aujourd’hui, je me suis retrouvé devant un phénomène extraordinaire et sur-réaliste ; un endroit où la terre respire, gronde et laisse s’échapper son humeur. A quelques kilomètres de la ville d’Akureyri au nord de l’Islande, se trouve les marmites de boue de Namaskard. Ce phénomène est dû au eaux superficielles froides qui s’infiltrent jusqu’aux inclusions de magma et se transforment en vapeur sous l’effet de la chaleur. La vapeur remonte, accompagnée de gaz contenant de l’hydrogène sulfuré qui donne aux sources chaudes leur odeur caractéristique. Dans les zones de sources chaudes, le mélange de l’hydrogène sulfuré avec l’air ambiant donne naissance à des dépôts de soufre. Près des évents de vapeur se forme en outre un mélange de silice et de gypse. Dans les marmites de boue, l’hydrogène sulfuré remonte au travers de l’eau de surface, donnant de l’acide sulfurique qui rend l’eau acide. Celle-ci dissout la roche et la terre pour former la boue caractéristique de ces marmites et de leur voisinage.

Grimsey et ses macareux moines

Grimsey est une petite île d’une surface de 5,3 km² située à 40 km au nord de la côte de l’Islande, juste sur le cercle polaire arctique. L’île est habitée par une centaine d’habitants qui travaillent principalement dans le secteur de la pêche et de la transformation du poisson, l’agriculture et dans une moindre mesure, la collecte des oeufs d’oiseaux de mer. Grimsey est reliée à l’Islande trois fois par semaine par un ferry, mais également par quelques vols réguliers sur Akureyri grâce à un petit aérodrome. Les côtes de cette île du bout du monde, sont surtout bordées de falaises abruptes, refuge idéal de milliers d’oiseaux. On peut ainsi y observer la mouette tridactyle, le pingouin torda, le goéland bourgmestre et le fulmar boréal. Mais le résident principal de l’île, qui est également l’emblème de l’Islande, reste le clown de mer, mieux connu sous le nom de macareux moine.

Je garderai un souvenir ému et enchanté de mon passage à Grimsey et notamment ces nombreuses heures passées allongé dans les pissenlits au bord des falaise à observer ce superbe oiseau du nord aux attitudes et couleurs toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Et quand un pluvier doré ou un phalarope à bec étroit vient en plus à quelques mètres de vous, sous un soleil de plomb, l’émerveillement est alors à son paroxysme.