Malouines-Falkland

Nous vous proposons ci-dessous, une série d’articles sur les îles Malouines ou Falkland en anglais. Découvrez leur histoire et partez à la rencontre de la faune, la flore et ses habitants…


Port Stanley, Malouines

La petite ville de Port Stanley, est avec ses 2 115 habitants, la « capitale » des Iles Malouines (ou Falkland en anglais). Elle se situe à l’extrême Est de l’archipel qui compte pas moins de 700 îles et îlots (voir sur un plan).
Le début la colonisation anglaise des Malouines commença en 1843 (après celle des français et des espagnols) et Stanley devint la capitale en juillet 1845. Elle fut nommée en l’honneur de Lord Stanley, Secrétaire d’État à la Guerre et aux Colonies britannique de l’époque. Par la suite, Port Stanley devint une importante plaque tournante pour les navires de chasse aux baleines et phoques dans l’Atlantique Sud et l’océan austral. Le port fût également stratégique lors de la bataille des Falkland et celle de Rio de la Plata, mais c’est en 1982 lors de la guerre des Malouines que Port Stanley fut surtout au centre de l’actualité. La ville fût rebaptisée Puerto Argentino d’avril à juin puisque occupée par les argentins. Mais rapidement les anglais reprirent le contrôle des hauteurs de la ville et les soldats argentins durent se rendre.
De nos jours certaines zones autour de Port Stanley sont toujours minées, même si un programme de nettoyage est en cours. La ville possède une piscine, un hôpital, une bibliothèque, des hôtels et un aéroport. Ce dernier permet d’établir un pont aérien important entre les bases scientifiques britanniques en Antarctique et les Malouines.
Flaner dans Port Stanley reste toujours un moment agréable, il y règne un mélange de climat sub-polaire et tropicale, dans une ambiance calme avec une belle lumière et des habitants toujours aussi sympathiques.

Caracara austral

On peut observer ce superbe rapace qu’est le caracara en Terre de Feu, au Cap Horn, et bien évidemment aux îles Malouines où la population a été estimée à 500 couples dans les années 1990 ; ce qui en fait donc l’un des rapaces les plus rares au monde. Il niche soit à découvert au sommet d’une touffe de tussor, soit dans une cavité bien protégée dans une falaise. Mais d’une manière générale, toujours à proximité d’une colonie d’oiseaux (manchots, cormorans…). Il s’est donc spécialisé dans la capture de poussins et de lapins, mais également d’invertébrés glanés lorsqu’il marche dans les prairies des îles Malouines. En 1908, cette espèce a été officiellement classée nuisible pour l’élevage des moutons, pour des raisons qui une fois encore semblent plus s’apparenter à une mauvaise réputation qu’autre chose. C’est ainsi que le caracara fût chassé sans relâche, le Gouvernement des îles Malouines donnant des primes pour chaque prise ! Heureusement ce rapace bénéficie aujourd’hui de mesure de protection et les populations sont étroitement suivies. Si un jour vous voyez un rapace moucheté de plumes claires, courir dans les zones herbeuses des Malouines, il s’agira sans doute du caracara austral ou caracara strié. Intrigante rencontre en tout cas !