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Les îles Bounty

A 220 km au nord des îles Antipodes et à l’est de la Nouvelle-Zélande, se trouve l’archipel des îles Bounty. Composé d’une vingtaine de petites îles et rochers, l’archipel a une superficie de 1,6 km² pour une altitude maximale de 88m.

Lorsque le navire le Bounty, passa près de l’archipel en 1788, le commandant William Bligh fit référence dans son journal à « des taches blanches semblables à de la neige ».
Il s’agissait en fait du guano produit par des dizaines de milliers d’oiseaux occupant chaque mètre carré de roche. Les principaux habitants des lieux sont les albatros de Salvin (population estimée de 75 000 couples) et le gorfou huppé. Cinq autres espèces d’oiseaux de mer nichent également aux îles Bounty dont le plus rare des cormorans, le cormoran de Bounty (500 à 600 oiseaux).
Bligh mentionna aussi un nombre important d’otaries de Nouvelle-Zélande. Selon les archives des chasseurs, 50 000 fourrures furent ramenées des îles Bounty au début des années 1800. Trente ans plus tard, les otaries avaient quasiment disparues. Des chiffres de 1992 donnent une population de 20 000 individus, confirmant le retour progressif de ces mammifères marins dans l’archipel.

C’est seulement en 2004 que la seule plante vasculaire (Lepidium oleraceum) a été découverte sur ces îles, où ne vivent que quelques lichens et algues. Et dire qu’il fut question en 1895 de proposer une concession sur l’archipel dans le but d’y installer un élevage de moutons !

Pour autant, le spectacle du ballet de milliers d’oiseaux venus se reproduire sur ces rochers est grandiose ! Des rochers dressés en plein océan, qui revêtent un intérêt majeur pour la biodiversité.

Les îles Antipodes

C’est à 735 km au sud-est de la Nouvelle-Zélande, qu’il faut chercher les îles Antipodes sur une carte. La superficie totale de cet archipel est de l’ordre de 63 km², dont 60 km² pour l’île principale.
Géologiquement l’archipel est jeune, émergé de l’océan suite à une importante activité volcanique il y a 1 à 2 millions d’années. Les îles Antipodes sont donc entièrement volcaniques formées de dépôts de cendres et de lave. D’impressionnantes falaises de plusieurs centaines de mètres de hauteur cernent l’ile principale, presque dans sa totalité.

L’archipel fut découvert le 26 mars 1800 par Henry Waterhouse commandant le navire britannique Reliance. Trois ans plus tard, son beau-frère, George Bass reçu l’autorisation d’exploiter sa licence qui lui donnait le monopole de la pêche dans la région. Il quitta l’Australie la même année, mais ne revint jamais de ce voyage… Entre 1805 et 1807, 80 personnes vécurent sur l’île principale dans le but d’exploiter la fourrure des otaries. Celles-ci furent rapidement décimées, tant et si bien qu’en 1807 la présence de navires de chasse dans la zone ne fut qu’exceptionnelle. L’histoire de ces îles est également tristement célèbre en raison de 3 naufrages dont en 1893 le Spirit of the Dawn, dont les 11 survivants sur 18 survécurent 3 mois sur l’île avant d’être récupérés. A noter également le naufrage du President Felix Faure en 1908 et en 1999 celui du Totorore qui coûta la vie à 2 personnes.

La végétation de l’île est largement dominée par la présence de Poa litorosa qui peut atteindre 2 m de hauteur par endroit. 150 autres espèces de plantes ont été répertoriées à ce jour, dont 4 endémiques.

Les îles Antipodes ont la particularité de ne pas avoir subit l’introduction massive d’animaux non indigènes. Les oiseaux s’y reproduisent donc en toute quiétude. Parmi les oiseaux marins, citons surtout l’albatros des Antipodes, dont le dernier recensement des les années 1990 estimait la population à 9 000 couples. L’albatros fuligineux à dos clair est également présent avec une population estimée à 250 couples, ainsi qu’en effectifs plus restreints, l’albatros à sourcils noirs et l’albatros à cape blanche. Toujours parmi les oiseaux de mer, citons les dizaines de milliers de couples de pétrels gris, ainsi que les pétrels de Hall, à menton blanc, soyeux et de Lesson. Les îles Antipodes abritent également les deux tiers de la population mondiale de gorfou huppé Eudyptes sclateri, le reste des effectifs se trouvant aux îles Bounty.

Pour les oiseaux plus « terrestres » citons pour les endémiques, la bécassine et la perruche des Antipodes, ainsi que la perruche de Reischek.
Des observations récentes, démontrent que l’éléphant de mer colonise peu à peu les cotes de l’archipel et que l’otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande effectue lentement son retour, après avoir frôlée l’extinction dans les années 1800.
Parmi les invertébrés, 150 espèces d’insectes (dont 20 endémiques), ainsi que 20 espèces d’arachnides peuplent l’archipel.

Malgré un fort vent et une houle prononcée, nous avons pu aujourd’hui parcourir la cote de l’île principale sous un beau soleil. D’impressionnantes falaises, avec par endroit de gigantesques grottes défilaient sous nos yeux ! Nous avons pu également observer les deux perruches endémiques de l’île, le gorfou huppé, ainsi que des otaries de Nouvelle-Zélande. En mer au large, le géant des lieux, l’albatros des Antipodes se laissait observer glissant entre les vagues…

Mise à jour du 2 janvier 2017 : au cours de l’hiver 2016, une équipe de 13 personnes est restée 75 jours sur l’île principale afin de mettre en place le projet. A suivre…

Mise à jour du 16 mars 2014 : le gouvernement néo-zélandais vient d’annoncer la mise en place en 2015 de la dératisation des îles Antipodes.

L’albatros d’Amsterdam

Le 16 novembre dernier fut marqué par une nouvelle belle rencontre ornithologique, avec l’albatros d’Amsterdam. Cette espèce a été observée pour la première fois à terre en 1955, par le zoologiste français Patrice Paulian. En 1983, Jean-Paul Roux décrit l’oiseau comme ayant des différences biologiques et écologiques notoires par rapport à son proche cousin l’albatros hurleur. Ce n’est qu’en 1998, à la suite d’analyses génétiques, que l’albatros d’Amsterdam est finalement considéré comme une espèce à part entière, Diomedea amsterdamensis.
Les données biométriques pour cette espèces sont les suivantes (le mâle est légèrement plus grand que la femelle) : poids moyen : 6,3 kg, envergure moyenne : 310 cm, longueur moyenne : 105 cm.

L’albatros d’Amsterdam ne se reproduit que sur l’île Amsterdam, composante des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF), située au sud de l’océan Indien, à une latitude moyenne de 37° sud. L’unique colonie au monde est localisée au sud-ouest de l’île, dans une zone relativement plate composée de tourbières et comprise entre 500 et 700 m d’altitude. Le site est d’ailleurs appelé Plateau des Tourbières.

Les premières recherches sur cette espèce ont été menées dès 1983. Nous savons aujourd’hui, que les partenaires reviennent sur le site de reproduction en janvier. La femelle pond un unique œuf, en général à la fin du mois de février. Les 2 partenaires vont le couver pendant 80 jours se relayant tous les 8 à 9 jours environ. L’éclosion du poussin intervient au mois de mai. A l’âge de 30 jours, le poussin a atteint son émancipation thermique et peut désormais rester seul au nid, régulièrement nourrit par ses parents.

Après 235 à 275 jours au nid, le poussin quitte la colonie et n’y reviendra que 4 à 5 ans plus tard pour tenter une première reproduction. Celle-ci n’intervient cependant pas avant 9 ans en moyenne. A l’issu d’une saison de reproduction réussie, le couple prend une année « sabbatique » en mer.
La population d’albatros d’Amsterdam est passée de 5 couples reproducteurs en 1983, à 40 en 2012. Le nombre d’individus est lui estimé à entre 160 et 170 oiseaux (dont 80 à 90 capables de se reproduire), ce qui en fait l’albatros le plus rare au monde. Malgré une population en augmentation de 5% par an environ, l’espèce est toujours inscrite dans la liste des oiseaux sérieusement menacés de disparition. Des modèles scientifiques indiquent qu’une mortalité de 6 adultes par an, pourrait compromettre la survie de cette espèce. Il est ainsi aisé de comprendre pourquoi l’albatros d’Amsterdam bénéficie de toutes les attentions sur l’île, mais aussi dans son écosystème qu’est l’océan Indien.

L’oiseau illustrant cet article (et photographié ce 16 novembre) est un mâle de 10 ans, né en 2002. Il est revenu pour la première fois sur son site de naissance en 2007, soit 5 années plus tard. En 2011 (à l’âge de 9 ans) il a tenté sa première reproduction avec une femelle d’un an de moins, mais celle-ci a été un échec. Cette année en 2012, le même couple a retenté une reproduction. Elle a cette fois de grandes chances de réussir, car il y a quelques jours le poussin était toujours sur le nid, à quelques semaines de son envol. Une belle histoire, au beau milieu de nulle part !

Hommage aux albatros

Depuis quelques jours et mon retour de l’océan austral, étrangement je pense souvent aux albatros. Ne me demandez pas pourquoi, j’en ignore complètement la raison… Après 5 saisons dans les eaux du grand Sud, il faut dire que les rencontres ont été nombreuses : l’immense albatros hurleur aux abords de la Géorgie du Sud, les colonies d’albatros à sourcils noirs aux Malouines et dernièrement, les albatros royaux des Iles Campbell pour ne citer qu’eux.
De tous temps, ces géants des mers ont fasciné les hommes, qui n’ont eu de cesse de s’en inspirer : aéroplane, héros de roman de Jules Vernes, ou encore nom donné à des navires. Pendant longtemps, les mœurs de ces oiseaux demeurèrent mystérieuses et furent à l’origine de nombreuses superstitions. Il faudra attendre la découverte des îles subantarctiques pour percer certaines interrogations quant à leur vie.

La communauté scientifique considère qu’il y a aujourd’hui 22 espèces d’albatros, dont 4 qui vivent et/ou s’alimentent dans l’hémisphère Nord, s’aventurant assez haut en latitude dans le Pacifique. La plus grande diversité chez cette famille d’oiseaux, se rencontre dans les îles Néo-zélandaises : Campbell, Auckland, Bounty, Snares, Chatham et Antipodes. Au cours du voyage que j’ai accompagné en décembre dernier vers l’Antarctique, nous avons pu observer 11 espèces ! J’avoue avoir été marqué par ce séjour dans cette région du monde et notamment d’un point de vue ornithologique avec les albatros. Voir évoluer quelques minutes ces oiseaux entre les vagues furieuses des cinquantièmes rugissants, puis disparaitre aussi soudainement qu’ils étaient apparus, reste quelque chose de magique… Mais c’est en fait toute la vie de l’albatros qui est fascinante, de sa façon de voler, à sa reproduction, en passant par ses capacités physiques.

Les Diomédéidés (famille des albatros) sont d’une manière générale des oiseaux de grande taille : 1,80 m d’envergure pour le plus petit, jusqu’à 3,40 m pour le plus grand. A l’issue de la saison d’élevage, de 140 à 280 jours selon les espèces, l’unique poussin quitte son nid et passera les 5 à 10 premières années de son existence en mer à errer par delà les océans, avant de revenir à terre pour la première fois et trouver un(e) partenaire. Ce n’est d’ailleurs qu’au terme d’un rituel très long (plusieurs années) composé de parades, de danses, de claquements de bec et de postures en tout genre, que le couple se formera pour la vie. Les 2 vidéos ci-dessous tournées dans l’Atoll de Midway (Pacifique Nord), illustrent parfaitement ce rituel grandiose avec l’albatros de Laysan (vidéo 1), puis l’albatros à pieds noirs (vidéo 2).

Aujourd’hui encore, le mystère plane (sans jeu de mot) quant à l’orientation de ces oiseaux. Comment retrouvent-ils des îles minuscules perdues au milieu de la mer chaque année ? Déjà au 19ème siècle, leurs performances étonnèrent les hommes. Par exemple en 1887, un albatros hurleur s’échouait sur une plage australienne avec une plaque autour du cou gravée 45 jours plus tôt par des naufragés, à 5 000 km de là !! Aujourd’hui, des moyens particulièrement performants permettent de suivre ces oiseaux ; les scientifiques qui utilisèrent ces appareils miniaturisés crurent à une erreur, lorsque les premières informations donnèrent des déplacements de 8000 kms et pourtant… De nos jours, nous savons que les albatros peuvent voyager 5 000 à 7 000 kms en 10-20 jours, ou encore 16 000 kms pour un individu en un seul voyage ! Mais dans ces vastes océans où il n’y a aucun repère, comment se fait l’orientation ? Est-ce le sens du vent et des vagues, la position des astres, le champ magnétique, l’odorat ? Sans doute un peu de tout cela en même temps…

Mais aujourd’hui, 18 des 22 espèces d’albatros sont menacées. La pêche à la palangre tue selon les estimations 100 000 individus par an. La technique consiste à déployer à l’arrière d’un navire, une ligne de plusieurs kilomètres de long sur laquelle se trouve des milliers d’hameçons. Accrochés après avoir ingurgités les appâts, les albatros finissent par se noyer. Les mesures de protection proposées depuis quelques années portent leurs fruits, mais sont encore insuffisantes, d’autant plus que certains pays rechignent à les adopter. La pollution des mers et océans est également dramatique pour ces oiseaux et je pense que la bande annonce ci-dessous, du film de Chris Jordan (dont la sortie est annoncée en 2012), se passe de commentaires…

Pour finir sur une note positive, voici un hommage à ces oiseaux de légende que l’on peut lire dans l’un des endroits les plus mythiques du globe : le cap Horn. Ce poème de Sara Vial en souvenir des cap-horniers, est gravé sur une plaque de marbre exposée sur le chemin menant à la sculpture représentant un albatros :

« Je suis l’albatros qui t’attend
Au bout du monde.
Je suis l’âme en peine des marins morts
Qui ont doublé le cap Horn
Depuis toutes les mers du globe.
Mais tous n’ont pas péri
Dans les vagues déchaînées,
Aujourd’hui, ils volent sur mes ailes,
Pour l’éternité,
Dans une dernière étreinte
Des vents antarctiques. »

En savoir plus :
– Campagne de protection des albatros : Save the albatross
ACAP (Accord sur la Conservation des Albatros et des Pétrels)
– Le livre le plus complet sur les albatros avec des photos extraordinaires ici

L’albatros royal de l’île Campbell

Je dois bel et bien me rendre à l’évidence et avouer que ce que je viens de voir de mes propres yeux aujourd’hui est tout simplement à « classer » dans les des plus belles choses que j’ai pu observer dans ma vie de naturaliste. Certes il y a la rencontre en 2005 avec les manchots empereurs, ou encore celle avec l’ours polaire du grand Nord, mais je rajouterai dans mon « top 3 » (s’il devait y en avoir un), les scènes auxquelles j’ai pu assister aujourd’hui pendant cinq longues heures, mais il faut que je vous présente le contexte.

Depuis le niveau de la mer, un caillebotis zigzagant dans la végétation vous emmène jusqu’à un col situé à environ 200 mètres d’altitude. Là, vous vous arrêtez, sortez du chemin et vous asseyez dans de la végétation composée de coussin de mousses, de lichens et de tussoc. Vous êtes également entouré de superbes lys de Ross d’un jaune éclatant. De ce site, vous avez une vue à 180° avec en fond, le fjord d’où vous êtes parti et tout autour, les sommets culminants à quelques centaines de mètres de l’île Campbell. Vous avez prévu de restez de longues heures, puisque vous accompagnent, un bon piquenique, de l’eau et l’inévitable tablette de chocolat (bio bien sûr). Devant vous, se trouve à environ une dizaine de mètres, un bel oiseau tout de blanc et noir vêtu, qui avec ses 3,40 m d’envergure et un poids compris entre 6 et 12 kg, est l’un des oiseaux les plus grands au monde. Il s’agit de l’albatros royal du Sud. Ce grand voilier, passe 90% de sa vie à errer en vol au-dessus des océans de l’hémisphère Sud, ne revenant à terre que pour se reproduire environ une fois tous les deux ans.
C’est cet oiseau, ou plus justement un couple que j’ai eu là, juste devant moi et qui entamèrent cette fameuse danse des albatros composée de papouilles, claquements de bec, attentions en tout genre qui s’est au fil des années perfectionnée, peaufinée, parfaitement synchronisée, pour aboutir à une mise en couple à vie de deux adultes.

Se furent des scènes incroyables qui défilèrent devant mes yeux ! Je redescendis en fin d’après-midi de mon petit nuage, pardon du col et en rentrant je glissa à mon chef d’expédition, que je n’imaginais que quelque chose de ce genre puisse exister dans le règne animal et pourtant…
EXCELLENTE ANNEE 2012 à toutes et à tous !

Les îles Auckland

C’est à 50°S de latitude Sud et séparées par 450 km d’océan de la Nouvelle-Zélande et de plus de 2 000 km de l’Antarctique, que se trouvent les îles Auckland.
L’archipel des îles Auckland est le plus grand composant les îles subantarctiques de la Nouvelle-Zélande vestige de deux volcans érodés, a été découvert en aout 1806 par Abraham Bristow. L’histoire qui suivra sera semblable à celle de toutes les autres iles de ces latitudes ; la chasse aux phoques et otaries, puis aux baleines et enfin des tentatives d’installation humaine. A partir de 1838, différentes expéditions scientifiques posèrent le pied sur ces îles dont celles menées par le français Dumont d’Urville, ou encore celle du britannique James Clark Ross.

Les îles Auckland marquent la limite Sud de la forêt rata de Nouvelle-Zélande. Il s’agit d’une belle forêt composée essentiellement de Metrosideros umbellata et de Stilborcapa polaris (le choux de l’île Macquarie). Il n’y a pas que de la forêt mais également des tapis de fleurs splendides, tels le lys de Ross Bulbinella rossii et la gentiane des Auckland Gentianella cerina. Dans cet univers coloré particulièrement végétalisé, évolue une biodiversité incroyable avec notamment 4 espèces endémiques d’oiseaux dont la rare et aptère sarcelle brune, le cormoran des Auckland, et l’albatros de Gibson. D’autres espèces se font remarquer également comme l’albatros à cape blanche dont les Auckland sont le principal bastion puisque 70 000 à 80 000 couples y nichent. Citons encore le manchot antipode, dont la population mondiale serait seulement de 4 000 couples… Enfin les îles Auckland sont le lieu de vie de trois quarts de la population mondiale de Lion de mer de Nouvelle-Zélande et c’est sur ses plages que 95% des naissances ont lieu. En bref, un passage aux îles Auckland, marquera l’esprit que l’on soit attiré par la botanique, la faune sauvage, les paysages ou les trois…