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Délicieux Gold Harbour

Ce sixième passage à Gold Harbour fut encore un grand moment ! J’avais déjà évoqué ce site magnifique la saison dernière à la même époque, mais là, à la différence des fois précédentes, nous avons débarqué en début de soirée. En plus de cet amphithéâtre de falaises et hautes montagnes surplombé par le glacier suspendu Bertrab, nous avons bénéficié d’une lumière extraordinaire venant du soleil couchant caché par un nuage. C’est alors un Gold Harbour tout entier qui s’est révélé sous son plus beau visage, illuminant la colonie de milliers de manchots royaux, créant des reflets ocres sur le sable lors du retrait des vagues, rougissant l’unique nuage dans le ciel… L’un d’entre nous contemplait les arcs en ciel panachant l’écume au sommet des vagues, d’autres étaient assis dans le sable les yeux dans le vide au milieu des éléphants de mer, otaries à fourrure et autres manchots. Nous sommes rentrés à bord du navire aux alentours de 21 heures en se promettant d’y retourner l’année prochaine, non plus en pleine journée comme d’habitude, mais en soirée pour profiter de ce délice…
Je profite également de cet article pour vous souhaiter une excellente année 2010 !

Gold Harbour

Imaginez un amphithéâtre ceinturé de falaises elles mêmes coiffées de glaciers. Imaginez au pied de ces dernières une zone de tussock parcourue par de nombreux petits ruisseaux. Prenez un peu de recul et vous êtes sur la plage où se prélassent éléphants de mer et otaries à fourrure. Enfin, comme si cela ne suffisait pas, rajoutez 300 couples de manchots papou et 25 000 couples de manchots royaux. Vous obtenez alors le plus beau site de Géorgie du Sud : Gold Harbour. Malgré cela, le terme gold (traduisez or), ne fait référence qu’à des filons de pyrites trouvés en 1911 par une expédition allemande, qui pensait alors être tombée sur de l’or…
Alors que la plupart des passagers étaient rentrés à bord, je me suis assis sur la plage pendant une bonne heure et je suis resté là à contempler les Sternes antarctiques ou les jeunes otaries jouant dans l’eau.
J’étais si bien, que je ne faisais même plus attention à ce qui se disait dans ma radio VHF. J’oubliais, mais juste avant de retourner sur le navire, un bébé éléphant de mer de l’année est venu jusque sur mes bottes, comme pour dire « dit tu ne veux pas rester encore un peu ? »